1- Question environnementale
- 80% des plans de coton dans le monde sont
issus d'organismes génétiquement
modifiés.
- Ces OGM modifient l'équilibre des populations
des insectes ravageurs du coton. Le développement
de certaines espèces d'insectes plus
résistantes se fait au détriment
des plus faibles. Le risque d'apparition d'insectes
de plus en plus résistants au traitement
chimique courant est probable (exemple du chicungunia).
- Dans les pays tropicaux, des espèces
de coton sauvage poussent aux alentours des
champs de coton génétiquement
modifiés. Le transfert de pollen, et
donc de gènes, est inévitable
rendant le ramassage de ces cotons sauvages
inadapté à un label biologique.
- A court et moyen terme, le coût plus
élevé des semences de coton génétiquement
modifié et une dépendance accrue
à l'égard des sociétés
agrochimiques pour les semences, les pesticides
et les insecticides de synthèse, impliquent
que ce coton ne constitue pas une option viable
pour les agriculteurs de ces pays.
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2 - Question sanitaire
- Dès la production, l'utilisation de
pesticides et d'herbicides sur les cotons GM
sont une source de problèmes respiratoires
et dermatologiques fréquents graves.
- Les textiles issus de ces cotons GM entraînent
des démengeaisons allergènes importantes
ce que l'on n'observe pratiquement jamais avec
les textiles issus de l'agriculture biologique.
- Avec les cotons GM, on observe la présence
de gènes marqueurs de résistance
aux antibiotiques et le danger que cela peut
représenter en matière de santé
publique.
- Pour les animaux se nourrissant des coquilles
et des aliments à base de produits cotonniers,
la probabilité de transfert de gènes
est plus importante encore (des organisations
médicales telles que la British Medical
Association ont lancé un appel à
l'interdiction de gènes marqueurs porteurs
de résistance aux antibiotiques).
3- Conclusion
La culture de coton GM pose
des risques potentiels environnementaux ainsi
que des risques sanitaires. Les migrations de
gènes de coton GM vers d'autres espèces
sont une quasi-certitude, mais l'impact de ces
migrations est difficile à prédire.
L'augmentation des surfaces consacrées
à la culture de coton GM conduira à
une augmentation proportionnelle des introgressions
de gènes. Cela concerne aussi bien les
espèces sauvages locales de coton que les
cotons non GM cultivés à proximité.
Si les espèces sauvages de coton ne sont
pas aujourd'hui considérées comme
des adventices, elles pourraient commencer à
poser des difficultés aux producteurs de
coton si elles se retrouvaient avec un avantage
compétitif sur les autres espèces
de coton en acquérant une capacité
de tolérance aux herbicides ou de résistance
aux insectes.
Pour les producteurs biologiques qui souhaiteraient
éviter la contamination de leur coton,
la pollinisation croisée deviendra un problème
croissant à mesure que les surfaces concsacrées
à la culture des coton GM s'étendront.
Conclusion extraite de "Pesticides,
pauvreté et moyen de vie" d'après
PESTICIDE ACTION NETWORK UK, fascicule "Le
coton génétiquement modifié,
implication pour les petits producteurs". |